Intervention Précoce

Intervenir tôt offre aux patients les meilleures chances de préserver leur équilibre psychique, de se rétablir rapidement et de poursuivre études, vie sociale ou projets professionnels sans rupture.

Intervenir tôt pour protéger la santé mentale des jeunes

Entre 12 et 25 ans, le corps, le cerveau et la vie sociale évoluent rapidement. Cette période de grands changements est aussi une période de fragilité, qu’on appelle “à risque” pour l’émergence de troubles psychiques :

  • troubles anxieux
  • troubles psychotiques (dont la schizophrénie)
  • addictions
  • troubles de l’humeur (dépression, trouble bipolaire)

L’intervention précoce consiste à repérer les signes de troubles psychiques dès leur apparition afin de proposer rapidement des soins adaptés. Agir tôt permet de limiter l’évolution vers des troubles plus sévères, de favoriser le rétablissement et de maintenir la continuité du parcours scolaire, social ou professionnel.

Près de la moitié des troubles psychiques débutent avant 18 ans, et près de deux tiers avant 25 ans.

C’est aussi une période de plus grande résilience où les jeunes disposent d’une forte capacité d’adaptation, ce qui rend les soins particulièrement efficaces lorsqu’ils sont mis en place rapidement.

Des structures dédiées comme le CIP et l’Équipe Transition rendent cela possible.

Plus le trouble sera pris en charge tôt, meilleure sera le rétablissement,
la réinsertion sociale et scolaire ou professionnelle.

Qu’est-ce que l’intervention précoce ?
L’intervention précoce est une approche qui consiste à intervenir dès les premiers signes de troubles psychiques pour éviter que les difficultés ne s’installent et préserver les parcours de vie.

Les dispositifs d’accompagnements : Le CIP et l’Équipe Transition

Le Centre d’Intervention Précoce (CIP) et l’Équipe Transition du C2RB accompagnent les usagers de 15 à 35 ans qui présentent des signes pouvant annoncer l’apparition d’un trouble psychique. Ces équipes proposent des consultations de prévention, d’évaluation et d’orientation.

Les consultations proposées :

Elles permettent d’évaluer rapidement la situation afin de proposer un accompagnement adapté :

  • Consultation UHR : évaluation en cas de suspicion d’“Ultra Haut Risque” de psychose ou de bipolarité (changements marqués dans le comportement, idées inhabituelles, perte de contact avec la réalité, etc.).
  • Consultation PEP : évaluation lors d’un Premier Épisode Psychotique, c’est-à-dire l’apparition de symptômes qui modifient nettement le rapport au réel.
  • Accompagnement des troubles débutants : prise en charge des psychoses évoluant depuis moins de 5 ans ou des troubles bipolaires récents (moins de 2 ans).

Chaque personne bénéficie d’un suivi médical par un psychiatre du C2RB et d’un accompagnement coordonné par un case manager (référent chargé de coordonner le parcours de soin).

Pourquoi cette évaluation ?

L’évaluation pluridisciplinaire permet de repérer des troubles psychiques émergents et d’identifier les soins les plus adaptés. L’objectif est de proposer rapidement un accompagnement complet pour éviter les ruptures et soutenir le rétablissement.

Les soins proposés sont :

Les soins proposés sont :

La prise en charge précoce associe des actions de prévention, d’accompagnement thérapeutique et de réhabilitation psychosociale. Elle vise avant tout à soutenir le patient dans son quotidien et à préserver son parcours de vie.

Encadré pour un mini rappel ?
La réhabilitation psychosociale regroupe des outils et méthodes qui aident à retrouver ou renforcer les capacités nécessaires à la vie quotidienne, aux études, à l’emploi et aux interactions sociales afin d’améliorer la qualité de vie. Dans une démarche d’intervention précoce, elle fait partie intégrante de la prise en charge, dès le début du parcours de soins.

Les soins peuvent inclure :

  • Suivi médical psychiatrique
  • Suivi intensif dans le milieu de vie par un case manager (accompagnement à domicile, en ville, dans les lieux du quotidien)
  • Éducation thérapeutique (mieux comprendre les troubles et les stratégies pour y faire face)
  • Remédiation cognitive (entraînements ciblés pour améliorer attention, mémoire, organisation, interactions sociales)
  • Entraînement aux habiletés sociales (renforcer la communication, la confiance, les compétences sociales, affirmation de soi)
  • Outils de gestion du stress
  • Psychothérapies : TCC, EMDR, suivi psychologique selon les besoins

Cette démarche globale vise à renforcer l’autonomie, soutenir le rétablissement et faciliter la poursuite des études, de l’emploi ou de la vie sociale.